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Malice

par Ced

Plate-forme : Xbox
Disponible aussi sur : PS2
Multiplayer : non
Nombre de joueurs : 1
Date de sortie : Disponible
Recommandation PEGI: Déconseillé aux moins de 7 ans

Elle est enfin là !!! Qui ? Malice bien évidemment ! Annoncé plusieurs mois avant la sortie de la Xbox comme l’un de ses tous premiers jeux exclusifs, Malice débarque finalement aussi sur PS2 et ce avec bien des années de retard. Avec un développement, certes long, mais tumultueux, le résultat est loin de tenir toutes ses promesses. Explications ! L’histoire de Malice est des plus enfantines. Alors que la jeune fille affronte Grocabot, ce dernier la tue en lui mangeant la tête. Arrivée au royaume des morts, Malice se rend compte qu’elle n’est pas la seule à avoir perdu la vie et jugée responsable de cette épidémie, elle est chargée par la mort de régler le problème. Aidé par le planétaire, une machine ancienne, Malice apprend que l’univers est en danger puisque Grocabot projette se destruction. Sa quête sera simple : récupérer les clés logiques détenus par les sbires de Grocabot afin de sauver le monde. Cependant, aussi courageuse soit-elle, la jeune fille se trouve désarmée pour venir à bout de la racaille environnante. Pas de panique, le planétaire (l’espèce de marteau multifonction) n’est pas sans ressource et fournit très vite à la demoiselle une arme. Contrairement aux jeux de plates-formes sortis dernièrement, Malice est un jeu très linéaire. Chaque niveau se doit d’être bouclé dans un ordre bien précis et il sera impossible par la suite de revenir sur nos traces. La progression est donc linéaire mais les développeurs ont fait leur maximum pour rendre les situations les plus variées possibles. Le pari est en partie réussi. il faut bien l’avouer, les missions confiées se ressemblent finalement un peu toutes. Bref, le contenu est des plus classiques et c’est sur son gameplay que Malice doit faire la différence. De ce côté, le jeu part d’un bon sentiment. En traversant la trentaine de niveaux que comprend le jeu. Pour nous faciliter la progression, les développeurs ont conçu trois armes redoutables et des sorts magiques bien utiles. Du côté des armes, le joueur débute avec le marteau mécanique, puis hérite de la masse d’armes et enfin du diapason quantique. La puissance des armes grimpe donc crescendo et il est impossible de changer l’arme avec laquelle on joue. En revanche, en parcourant les différents environnements, le joueur glanera jusqu’à huit pouvoirs magiques. Dommage que les développeurs n’aient pas plus équilibré leur utilisation. Le gameplay de Malice se veut donc varié puisque mélangeant action lors des combats (huit boss gigantesques vous attendent dans le jeu), plate forme la plus grande majorité du jeu mais aussi exploration ! Comme c’est souvent le cas dans un jeu de ce genre, chaque niveau regorge d’un certain nombre d’items à récupérer. Dès que vous en possédez dix, votre santé gagne un cœur supplémentaire.

Faites bien attention car il est impossible de revenir sur vos pas et si vous terminez un niveau sans les avoir tous trouvés, ces derniers sont perdus pour toujours ! Si cet aspect recherche aurait pu ajouter une certaine profondeur au jeu, ce n’est finalement pas le cas. ces derniers sont d’une facilité déconcertante à trouver. Pire, vous en trouverez parfois deux au même emplacement ! Bref, le gameplay de Malice part d’un bon sentiment mais se trouve être au final assez bancal. Et ce n’est pas la jouabilité du jeu qui va le sauver ! L’interface est pourtant bonne. la jouabilité a tout pour être au top. Pourtant, une fois manette en main, on déchante très vite. Tout d’abord, le jeu est d’une lenteur affligeante, tout comme les sauts, que l’on croirait effectués en apesanteur. Dans le même ordre d’idée, les attaques ne sont pas optimales puisqu’il est impossible d’attaquer en se déplaçant ! De même, changer de direction pendant l’attaque est quasi impossible : dès que vous appuyez sur l’une des touches d’attaque, il faut donc être automatiquement bien placé face à l’adversaire sous peine de se faire blesser. Enfin pour parachever le tout, la jouabilité souffre de problèmes de caméra souvent ennuyeux. Cette dernière n’est jamais réellement bien placée et il faut constamment la changer soit même. Problème, l’angle obtenu n’est jamais le meilleur, soit trop éloigné, soit trop rapproché.la jouabiliter risque d’en énerver plus d’un. Pour se consoler il ne faudra pas se rabattre sur la réalisation du titre tout simplement scandaleuse. Les environnements baignent dans un halo lumineux du plus mauvais goût. Ajoutons à cela de l’aliasing et des scintillements, plus une pointe de clipping sur certains éléments, et l’on obtient un titre indigne d’une PS2 et d’une xbox ! Les environnements sont vides, les textures affreuses et les ennemis modélisés à la hache. Seule Malice et les boss ont bénéficié d’une modélisation convaincante. La durée de vie est elle aussi ridicule, malgré plus de trente niveaux. Ces derniers sont beaucoup trop courts et linéaires. La difficulté est rarement peu élevée et les ennemis meurent en moins de trois coups. Même les boss sont d’une facilité déconcertante (après chaque coup, celui-ci libère trois cœurs…). Le seul point positif concernant la réalisation est la bande son du jeu. Les bruitages sont classiques et discrets mais les voix plutôt convaincantes et les musiques superbes. Finalement Malice est une énorme déception. Certes le jeu n’est pas aussi catastrophique qu’on pouvait le craindre mais il est loin de rivaliser avec les standards du genre. La réalisation graphique est dépassée, la jouabilité souffre d’énormes lacunes et la durée de vie est bien trop courte. Au final, on ne retiendra que les musiques du jeu, réellement emballantes et les bonnes idées du jeu, malheureusement sous exploitées.

LES + :

- Les musiques, avec les bruitages.

- Les armes dévastatrices

- Niveaux variés

LES - :

- Les niveaux sont trop linéaires

- La simplicité du soft

- Les graphismes sont affreux

11/20

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